Il m’arrive souvent, lorsque je parle de Franc-maçonnerie, qu’on me demande ce que signifie réellement cette expression :
« Être libre et de bonnes mœurs. »
Ces mots reviennent souvent, presque comme une formule rituelle, mais ils traduisent en réalité une attitude intérieure, une manière d’être au monde.
J’aimerais partager ici ce qu’ils représentent pour moi.
Lorsque j’ai découvert la Franc-maçonnerie, cette expression m’a tout de suite intriguée.
Ces mots paraissent anciens, presque solennels, et pourtant ils résument à merveille l’état d’esprit dans lequel chacun doit se trouver avant de frapper à la porte du Temple.
Être libre, pour moi, ce n’est pas simplement faire ce que je veux.
C’est avant tout être libre dans mes pensées, libérée des préjugés, des peurs ou des influences qui empêchent d’avancer.
C’est cette liberté intérieure qui me permet d’écouter, de réfléchir, de douter parfois, mais toujours en conscience.
C’est aussi la liberté d’accueillir les autres tels qu’ils sont, sans jugement.
Être de bonnes mœurs, ce n’est pas se prétendre parfaite, loin de là !
C’est simplement chercher à agir avec droiture, à être sincère, respectueuse, bienveillante, et à réparer mes erreurs lorsque cela est nécessaire.
C’est un engagement silencieux : celui d’essayer, chaque jour, de devenir une meilleure version de soi-même.
Ces deux notions, liberté et droiture, sont, pour moi, les fondations du chemin maçonnique.
Elles permettent de bâtir une relation de confiance avec les autres, mais surtout avec soi-même.
Et c’est à partir de cette base solide que le véritable travail intérieur peut commencer.
Être libre et de bonnes mœurs, ce n’est pas une condition figée : c’est une dynamique de vie, un chemin de conscience.
C’est apprendre à se libérer un peu plus chaque jour de ce qui nous enferme, tout en cultivant la justesse et la bienveillance dans nos actes.
C’est un idéal, humble mais exigeant, qui éclaire chacun de mes pas sur la voie maçonnique.
Une Sœur de la Fédération Memphis-Misraïm
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