Mon engagement au sein de la maçonnerie n’a jamais été, pour moi, une démarche purement sociale ou intellectuelle. Il a été avant tout un cheminement intérieur, un voyage progressif vers une compréhension plus profonde de moi-même et du monde qui m’entoure.
Au début, j’étais attiré par la dimension symbolique, les rituels, cette atmosphère presque mystérieuse qui enveloppe chaque tenue. Mais il m’a fallu du temps pour comprendre que ce qui se joue dans la franc-maçonnerie va bien au-delà du symbolisme apparent. La véritable richesse de mon engagement réside dans la rencontre avec cette spiritualité laïque, discrète mais puissante, qui nous pousse à réfléchir sur nos valeurs, nos responsabilités et notre rapport à l’autre.
Cette spiritualité, contrairement à celle des dogmes traditionnels, ne s’impose pas : elle se révèle peu à peu, à mesure que l’on accepte de se questionner, de se confronter à soi-même et aux autres. C’est un apprentissage de patience et de maturité. Avec le temps, j’ai compris ce que Malraux voulait dire lorsqu’il annonçait que le XXIe siècle serait spirituel : ce n’est pas une spiritualité religieuse, mais une quête de sens, une capacité à percevoir l’invisible dans le visible, à trouver de la transcendance dans le quotidien.
Aujourd’hui, mon engagement maçonnique est pour moi une source d’équilibre et d’inspiration. Il m’enseigne que la spiritualité peut être laïque, exigeante, mais infiniment profonde. Elle exige un cheminement intérieur, une ouverture sincère et la volonté de se dépasser, non pour atteindre une vérité extérieure, mais pour affiner la vérité de notre propre humanité.
Le sport et la maçonnerie ont façonné l’homme que suis aujourd’hui.
Un Frère de la Grande Loge de France
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