Quand j’ai choisi d’emprunter ce chemin, je ne savais pas vraiment où il me mènerait. J’ai seulement senti qu’il était temps. Temps d’oser, temps d’ouvrir une porte, temps de chercher une lumière que je pressentais sans jamais l’avoir vraiment vue.
Au début, j’ai cru qu’il s’agissait surtout d’apprendre, de recevoir des clés, des réponses. Mais très vite, j’ai compris que l’essentiel se trouvait ailleurs : il fallait que je commence par me regarder en face. Et ce n’était pas facile. J’ai découvert des zones d’ombre, des colères que je ne voulais pas voir, des illusions auxquelles je m’accrochais. Pourtant, à travers ce face-à-face, quelque chose s’est mis à changer. Peu à peu, j’ai appris à transformer ce qui me pesait en quelque chose de plus léger, de plus clair.
Ce chemin m’a aussi appris à voir les autres autrement. Avant, je jugeais vite, parfois sans même m’en rendre compte. Maintenant, je prends le temps d’écouter, d’accueillir, de comprendre. J’ai découvert que chacun porte en lui une vérité, une histoire, une lumière unique. Et que respecter cette différence, c’est déjà faire un pas vers l’unité.
Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la force du lien humain. Dans des moments de doute ou de fragilité, j’ai senti autour de moi une présence discrète mais profonde : des regards bienveillants, des présences silencieuses, une solidarité réelle. Cela m’a bouleversée. J’ai compris que nous ne marchons jamais seuls, et que la fraternité n’est pas un mot, mais une expérience vivante.
Enfin, j’ai découvert que ce chemin ne se limite pas à moi. Tout ce que je transforme à l’intérieur de moi a une résonance autour de moi : dans ma famille, dans mes choix, dans ma façon d’être au monde. Plus j’avance, plus je sens que chaque petit pas intérieur est aussi une contribution à quelque chose de plus grand, qui nous relie tous.
Aujourd’hui, je sais que ce choix est devenu une part de ma vie. Ce n’est pas une appartenance extérieure, mais une orientation intérieure. C’est une manière d’apprendre chaque jour à chercher la lumière, à cultiver la paix, à tendre la main, à aimer un peu mieux.
Et je crois que c’est là, pour moi, le vrai sens de l’engagement : devenir, pas à pas, un être un peu plus vrai, un peu plus humain, un peu plus relié.
Une Sœur de la Fédération Memphis-Misraïm
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