La Liberté, Flambeau des Consciences Éveillées

Il est des mots qui résonnent dans les cœurs humains avec une solennité presque sacrée.

Parmi ceux-là, la liberté se tient en majesté, telle une étoile polaire guidant les âmes vers leur émancipation spirituelle, morale et intellectuelle.

Elle ne se déclame pas impunément ; elle s’incarne, se conquiert, se mérite.

Elle ne tolère ni la médiocrité, ni la servitude volontaire.

La liberté n’est point une licence débridée ou une absence de règles. Elle est exigence, élévation, rigueur intérieure. Elle se nourrit de responsabilité, elle s’épanouit dans la justice, elle se fortifie dans la connaissance. C’est un souffle vivifiant qui exige du souffle, une flamme fragile que seule l’éthique protège des vents mauvais.

Vertu première de l’esprit libre, la liberté enseigne la dignité de chaque être humain, la reconnaissance de sa souveraineté intérieure.

Elle élève l’individu au rang de sujet conscient et non d’objet manipulable.

Elle n’est pas le simple droit de faire ce que bon nous semble, mais la capacité de discerner, de choisir en pleine conscience, et d’agir en accord avec les plus hautes valeurs de l’humanité.

Elle est lumière dans l’obscurité de l’ignorance, chemin dans le labyrinthe des dogmes, parole dans le silence imposé, mouvement dans l’inertie des masses.

La liberté invite à se tenir debout, à refuser la soumission stérile aux chaînes de l’habitude, du conformisme ou de la peur.

Elle demande courage, car elle met à nu.

Elle exige lucidité, car elle démasque.

Elle impose la fidélité à soi-même, aux autres, et à la Vérité, même quand celle-ci dérange.

La liberté véritable ne se réduit ni à un slogan, ni à un simple cadre juridique.

Elle n’est ni l’indépendance anarchique, ni l’insoumission orgueilleuse.

Elle est d’abord une conquête intérieure. Être libre, c’est d’abord s’être affranchi de ses passions tyranniques, de ses préjugés enracinés, de ses conditionnements aveugles. C’est avoir osé plonger au cœur de soi-même, pour y distinguer l’essentiel de l’accessoire, l’éphémère du durable, l’ombre de la lumière.

La liberté n’est pas un état statique : elle est un devenir.

Elle n’est jamais acquise une fois pour toute. Elle se travaille, elle s’entretient, elle se défend.

Elle est un art de vivre, une discipline de l’esprit, une ascèse de l’âme.

Ma liberté s’arrête non là où commence celle de l’autre, mais là où elle cesserait de le reconnaître comme mon égal en humanité.

Une franc-maçonne du Grand Orient De France

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